
Après le fracas vient parfois un autre choc : aucun signal, aucune lumière et aucune certitude sur la route à prendre. Les pannes transforment l’urgence géologique en épreuve humaine.
Historique des mises à jour
Mis à jour le 11 août 2026 à 12 h 22, heure de Colombie
Ajout rétrospectif du créneau de 6 h 30, fondé sur la publication de Semana à 6 h 15 : récupération nationale à 99 % de la demande, sans rétablissement complet à Quibdó. Ajout des états distincts de Quibdó et Cali, ainsi que des seize aqueducs annoncés sans localisation.
Pourquoi le téléphone ne répond plus
Des appels simultanés peuvent saturer un réseau même lorsque les antennes sont intactes. La congestion s’ajoute aux coupures de courant et aux dommages physiques. Les batteries de secours ne durent que quelques heures si l’alimentation n’est pas rétablie.
L’électricité se protège aussi
Des protections automatiques isolent les équipements pour éviter incendies et dommages en cascade. Les équipes doivent vérifier lignes, transformateurs et sous-stations avant de réalimenter, en priorité les hôpitaux, l’eau et les secours.
Aéroports et routes sous inspection
La suspension des vols et les contrôles de ponts ou de pentes ralentissent la logistique mais protègent les voyageurs et les équipes. Un itinéraire ne doit être considéré comme disponible qu’après confirmation officielle.
Une récupération nationale qui ne signifie pas un retour local complet
Dans un article publié à 6 h 15 le 11 août, Semana a attribué à XM une baisse initiale proche de 18 % de la demande électrique dans onze départements, puis une récupération à 99 % de la demande antérieure au séisme.
Ce pourcentage décrit le Système interconnecté national. Dans le même état, Dispac signalait encore une coupure totale à Quibdó et dans seize autres communes de sa zone, avec inspections et plan de contingence en cours, sans délai confirmé de rétablissement complet.
Des situations distinctes selon les opérateurs
Enel Colombia décrivait une infrastructure stable à Bogotá et Cundinamarca, avec des interruptions ponctuelles traitées et des inspections poursuivies. EPM indiquait ne pas avoir constaté de dommage important sur ses actifs de production, d’eau, d’assainissement, de gaz et de transport électrique ; EDEQ et CHEC ne signalaient pas d’anomalie majeure dans leurs centrales de l’Eje Cafetero.
Ces déclarations d’opérateurs ne permettent pas de généraliser l’état de service à toutes les communes.
Eau et communications : Quibdó, Cali et le bilan national
RFI/AFP, publié à 10 h 49 puis modifié à 11 h 20, rapportait qu’à Quibdó il n’y avait ni électricité ni communications et que l’accès à l’eau restait insuffisant, selon Médecins du Monde. À Cali, EMCALI avait activé des protocoles préventifs dans ses usines, sans fermeture massive confirmée du réseau d’eau ; un point distribuait de l’eau et d’autres fournitures.
À 11 h 55 min 33 s, le bilan présenté par le président a ajouté seize aqueducs touchés à l’échelle nationale, sans préciser leurs emplacements ni le degré d’interruption.
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Ces Shorts documentent les dégâts et les recherches dans les villes concernées.