Mis à jour le 16 août 2026 à 10 h 00, heure de Colombie
Julio Fierro Morales, directeur général du Servicio Geológico Colombiano, attribue le séisme de magnitude 7,4 à une rupture interne de la plaque Nazca, qui plonge sous la plaque sud-américaine. Son foyer, proche de 103 kilomètres de profondeur, aide à comprendre pourquoi la secousse a été ressentie sur un vaste territoire.
Une rupture profonde dans la plaque Nazca
Selon Julio Fierro, la profondeur favorise la propagation des ondes sur une aire étendue. Elle ne doit pas être confondue avec l’intensité locale : le séisme d’Armenia de 1999, de magnitude 6,1 mais proche de dix kilomètres de profondeur, a produit des effets très intenses dans une zone plus resserrée.
Une minute de rupture, un ressenti variable
La rupture elle-même pourrait avoir duré environ une minute. Le temps perçu par chacun dépend toutefois de la distance, des sols et des roches ainsi que du comportement du bâtiment. Il n’existe donc pas de durée identique pour toute la population.
Prévoir l’heure reste impossible
Le directeur du SGC rappelle qu’aucune méthode fiable ne permet de prédire la date et l’heure d’un séisme. La prévention repose sur la préparation, les exercices et la qualité des constructions parasismiques.
Une construction postérieure à 1984 constitue seulement un indice sur la réglementation applicable, pas une preuve de sécurité. Les normes colombiennes ont ensuite été actualisées en 1998 et 2010.
Une région déjà active
Fierro cite des séismes proches en 1962, de magnitude 6,5, et en 1979, de magnitude 7,2, ainsi que celui de Cali en 1995, de magnitude 6,4. Il n’établit aucun lien avec les séismes de juin au Venezuela, issus d’interactions tectoniques différentes.