

Mis à jour le 11 août 2026 à 16 h 17, heure de Colombie
Vingt-quatre heures après la violente secousse qui a frappé l’ouest de la Colombie, les secouristes fouillent encore les décombres, les autorités consolident les informations venues de plusieurs villes et de nombreuses familles attendent des nouvelles.
La situation en bref
Le séisme de magnitude 7,4 s’est produit le 10 août à 7 h 34, avec un épicentre près de San José del Palmar dans le Chocó et une profondeur publiée autour de 100 kilomètres. Les opérations de recherche et de sauvetage ont repris tôt le 11 août dans plusieurs villes et localités de l’ouest colombien.
Les données restent fragmentées : les autorités nationales et locales ne publient pas au même moment et ne couvrent pas toujours les mêmes territoires. Aucun des bilans ci-dessous ne doit être présenté comme définitif ni additionné à un autre.
Quatre états successifs, quatre périmètres
Le gouvernement national restait sur un bilan antérieur d’au moins 111 morts. Un état ultérieur d’Asocapitales, relayé par EFE, faisait état de 169 morts et 668 blessés, dont 165 décès dans les capitales.
Associated Press a ensuite agrégé les déclarations des maires et gouverneurs de Cali, Pereira, Chocó et Manizales : au moins 179 morts dans ces quatre zones. Un agrégat local plus récent, relayé par Reuters et publié par EL PAÍS le 11 août, portait le total provisoire à 224 morts, sans consolidation nationale.
Au matin du 11 août, le poste de commandement unifié de Cali signalait pour la ville 95 morts, 949 blessés, 239 personnes signalées comme piégées et 86 personnes secourues. Ce bilan local est inclus pour documenter la situation à Cali, pas pour être ajouté à un total national. AP évoquait par ailleurs plus de 3 000 signalements de personnes introuvables : il ne s’agit pas d’une liste nationale officielle de personnes disparues.
Des secours freinés par les accès
AP rapportait environ 1 600 bâtiments endommagés ou effondrés dans la région. À Cali, le bilan local mentionnait 45 structures totalement ou partiellement effondrées et 93 bâtiments avec des dommages préliminaires. À El Cairo, les autorités locales estimaient que 80 % de la commune avait été endommagée.
Une grande partie du Chocó n’est accessible que par bateau, par la jungle ou par avion, ce qui laisse encore mal connue l’étendue des dégâts. Pereira a interdit la circulation des véhicules privés pour faciliter le passage des ambulances, de la police et des secours ; Cali et Pereira avaient instauré des couvre-feux le 10 août au soir.
Les répliques replacées dans leur chronologie
Le Servicio Geológico Colombiano avait compté 47 répliques jusqu’au 10 août à 18 h 30, heure de Colombie. La plus forte atteignait une magnitude de 4,8. Cet ajout rétrospectif appartient au 10 août, et non à la mise à jour du 11 août. D’autres répliques restent probables.
Le bilan national présenté à Pereira
À 11 h 55 min 33 s, une publication de Diario La República a relayé le point donné à Pereira par le président Abelardo de la Espriella. Le chef de l’État y a présenté comme bilan national provisoire 181 morts, 2 595 blessés et 195 personnes disparues.
Ce nouvel état ne remplace pas silencieusement l’agrégat local de 224 morts publié à 7 h 39 par EL PAÍS à partir de rapports locaux. Les heures de coupure, périmètres et méthodes ne sont pas harmonisés : on ne peut donc pas en déduire une baisse. De même, les 2 595 blessés du point présidentiel restent distincts des 1 300 blessés rapportés plus tôt par RFI/AFP.
Des dommages annoncés à l’échelle nationale
Le même point présidentiel a recensé 1 136 logements détruits, 8 357 endommagés, 48 bâtiments effondrés, 807 établissements scolaires, 85 centres de santé, 74 routes, 377 centres communautaires, 16 aqueducs et une piste d’aéroport touchés.
Ces chiffres décrivent un état national annoncé à Pereira. La publication ne détaille ni la localisation de chaque infrastructure ni le degré de dommage ou d’interruption. Ils restent provisoires et ne doivent pas être additionnés aux évaluations locales.
Ce que l’on ignore encore
Il n’existe pas encore de bilan national définitivement consolidé ni de liste définitive et vérifiée des personnes portées disparues. L’étendue des dommages dans le Chocó rural reste particulièrement incertaine. Les causes de chaque effondrement demanderont des expertises indépendantes et l’accès à des plans, études de sol et historiques de travaux.
Un agrégat régional distinct atteint au moins 240 morts
À 13 h 51 min 40 s, EFE a mis à jour un agrégat construit à partir des bilans d’autorités départementales et de capitales : au moins 240 morts, dont 130 dans le Valle del Cauca, environ 90 dans le Risaralda, 14 dans le Chocó et 6 dans le Caldas. Cet état régional n’est pas un bilan national consolidé.
Les données locales associées restent elles aussi de périmètres différents : Cali signalait 949 blessés, 86 personnes secourues et 239 personnes signalées comme coincées sous les décombres ; le Chocó, 138 blessés et 5 disparus ; le Caldas, 76 blessés et plus de 1 300 logements touchés.
EFE indiquait par ailleurs que Medicina Legal avait reçu 160 corps provenant des quatre départements. Les 240 morts agrégés par EFE, les 224 publiés plus tôt à partir d’autres rapports locaux et les 181 du point présidentiel national restent séparés : leurs heures de coupure, leurs périmètres et leurs méthodes ne sont pas harmonisés.
Un état médico-légal distinct à 13 h 30
Le Comunicado Oficial 02 de l’Instituto Nacional de Medicina Legal y Ciencias Forenses fixe à 13 h 30, heure de Colombie, un état de 165 corps reçus dans ses services depuis le Chocó, le Caldas, le Risaralda et le Valle del Cauca. Quarante-trois victimes avaient été identifiées ; la remise aux familles était coordonnée avec la Fiscalía General de la Nación.
Ce relevé médico-légal actualise l’information antérieure d’EFE selon laquelle 160 corps avaient été reçus, mais il ne constitue pas un nouveau bilan national consolidé. Il ne doit être ni ajouté aux agrégats régionaux de 240 ou 224 morts, ni confondu avec le bilan national présidentiel de 181 morts. Les noms des victimes identifiées ne sont pas publiés.
Vidéo documentaire
Atención: Presidente de la Espriella entrega nuevo balance de víctimas tras terremoto en Colombia
La vidéo documente le point présidentiel à Pereira. Elle ne constitue pas une confirmation indépendante du bilan.
Voir les images sur YouTube
Ces Shorts documentent les dégâts et les recherches dans les villes concernées.
Historique des mises à jour
Mis à jour le 11 août 2026 à 12 h 22, heure de Colombie
Ajout du bilan national présenté par le président à 11 h 55 min 33 s et des dommages annoncés. Ajout rétrospectif du créneau de 7 h 30 pour l’agrégat local publié à 7 h 39. Les bilans de 181 et 224 morts, ainsi que de 1 300 et 2 595 blessés, restent séparés. La vidéo VANGUARDIA du point de Pereira a été ajoutée comme document, sans valeur de confirmation indépendante.
Mis à jour le 11 août 2026 à 14 h 50, heure de Colombie
Ajout rétrospectif au créneau de 14 h 00 de l’agrégat régional EFE publié à 13 h 51 min 40 s : au moins 240 morts. Ce total régional ne remplace ni l’agrégat local antérieur de 224 morts ni le bilan national présidentiel de 181 morts.
Mis à jour le 11 août 2026 à 16 h 17, heure de Colombie
Ajout rétrospectif au créneau de 13 h 30 : Medicina Legal avait reçu 165 corps dans quatre départements et identifié 43 victimes. Le précédent état de 160 corps relayé par EFE reste documenté ; ce relevé médico-légal n’est pas un bilan national et n’est additionné à aucun autre total. Une seconde image locale déjà autorisée a été ajoutée.
Sources et transparence
- Servicio Geológico Colombiano
- Associated Press — 11 août 2026
- EL PAÍS — direct du 11 août 2026
- EFE via Cadena SER — 11 août 2026
- Diario La República — déclaration présidentielle, 11 août 2026
- RFI / AFP — 11 août 2026
- VANGUARDIA — vidéo du point présidentiel
- EFE — mise à jour du 11 août 2026
- Instituto Nacional de Medicina Legal — Comunicado Oficial 02