
Vingt-quatre heures après la violente secousse qui a frappé l’ouest de la Colombie, les secouristes fouillent encore les décombres, les autorités consolident les informations venues de plusieurs villes et de nombreuses familles attendent des nouvelles.
La situation en bref
Le séisme de magnitude 7,4 s’est produit le 10 août à 7 h 34, avec un épicentre près de San José del Palmar dans le Chocó et une profondeur publiée autour de 100 kilomètres. Les opérations de recherche et de sauvetage ont repris tôt le 11 août dans plusieurs villes et localités de l’ouest colombien.
Les données restent fragmentées : les autorités nationales et locales ne publient pas au même moment et ne couvrent pas toujours les mêmes territoires. Aucun des bilans ci-dessous ne doit être présenté comme définitif ni additionné à un autre.
Quatre états successifs, quatre périmètres
Le gouvernement national restait sur un bilan antérieur d’au moins 111 morts. Un état ultérieur d’Asocapitales, relayé par EFE, faisait état de 169 morts et 668 blessés, dont 165 décès dans les capitales.
Associated Press a ensuite agrégé les déclarations des maires et gouverneurs de Cali, Pereira, Chocó et Manizales : au moins 179 morts dans ces quatre zones. Un agrégat local plus récent, relayé par Reuters et publié par EL PAÍS le 11 août, portait le total provisoire à 224 morts, sans consolidation nationale.
Au matin du 11 août, le poste de commandement unifié de Cali signalait pour la ville 95 morts, 949 blessés, 239 personnes signalées comme piégées et 86 personnes secourues. Ce bilan local est inclus pour documenter la situation à Cali, pas pour être ajouté à un total national. AP évoquait par ailleurs plus de 3 000 signalements de personnes introuvables : il ne s’agit pas d’une liste nationale officielle de personnes disparues.
Des secours freinés par les accès
AP rapportait environ 1 600 bâtiments endommagés ou effondrés dans la région. À Cali, le bilan local mentionnait 45 structures totalement ou partiellement effondrées et 93 bâtiments avec des dommages préliminaires. À El Cairo, les autorités locales estimaient que 80 % de la commune avait été endommagée.
Une grande partie du Chocó n’est accessible que par bateau, par la jungle ou par avion, ce qui laisse encore mal connue l’étendue des dégâts. Pereira a interdit la circulation des véhicules privés pour faciliter le passage des ambulances, de la police et des secours ; Cali et Pereira avaient instauré des couvre-feux le 10 août au soir.
Les répliques replacées dans leur chronologie
Le Servicio Geológico Colombiano avait compté 47 répliques jusqu’au 10 août à 18 h 30, heure de Colombie. La plus forte atteignait une magnitude de 4,8. Cet ajout est rétrospectif : il appartient au 10 août, et non à l’heure de sa découverte le 11 août. D’autres répliques restent probables.
Ce que l’on ignore encore
Il n’existe pas encore de bilan matériel national consolidé ni de liste définitive et vérifiée des personnes portées disparues. L’étendue des dommages dans le Chocó rural reste particulièrement incertaine. Les causes de chaque effondrement demanderont des expertises indépendantes et l’accès à des plans, études de sol et historiques de travaux.
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Ces Shorts documentent les dégâts et les recherches dans les villes concernées.